La violence: Un sujet tabou devenu banal?

J’ai récemment pu visionner deux films traitant tous deux de la fusillade dans le lycée de Columbine en 1999 aux États-Unis : « Elephant » de Gus Van Sant et « Bowling for Columbine » de Michael Moore.

Même s’il ne s’agit pas du même genre de film, je n’ai pas pu m’empêcher de comparer la manière des réalisateurs d’illustrer les raisons pour lesquelles les deux adolescents ont ouvert le feu sur leurs camarades. Dans « Bowling for Columbine », le réalisateur Michael Moore montre explicitement du doigt la facilité pour la population américaine d’accéder aux armes à feu, et à la mentalité américaine de vouloir se protéger contre la menace fantôme que les médias prônent. Contrairement à Michael Moore, Gus Van Sant suggérait que les deux jeunes hommes agissaient comme des adolescents de leur âge, c’est-à-dire jouer à des jeux vidéos violents, regarder la télévision ou encore se faire persécuter à l’école par leurs camarades.

Ce que je trouve remarquable dans « Elephant » est le fait que le réalisateur rend ce drame banal, étant donné que l’on suit tout au long du film des adolescents qui passent une journée comme toutes les autres. Gus Van Sant dénonce de manière subtile la banalité de la violence de nos jours.

Il est vrai que de plus en plus d’images violentes circulent à travers le monde, notamment par l’intermédiaire des médias qui prônent le sensationnalisme. De nos jours, il est bien plus intéressant de filmer une bagarre plutôt qu’un inconnu tentant d’aider un sans-abri. Selon moi, il s’agit d’un des aspects les plus absurdes de notre société actuelle.

LE media maniaque

Média et perception : Une opinion qui n’est pas réellement la nôtre

 

Au dernier cours, nous nous sommes laissé sur la théorie de « l’illusion du choix » et cela m’a inspiré cet article.

Plusieurs d’entre nous pensent que les médias sont le reflet de l’opinion publique, ce n’est pas tout à fait faux. Cependant, j’estime que les médias jouent, à primes abord, un rôle très important dans le façonnement de cette dite opinion. Je m’explique :

Pour se former une opinion, l’humain se base sur ses expériences personnelles, mais également sur les diverses sources d’information qui l’entoure. Outre collègues, parents et amis, ce sont les médias qui constituent notre plus grande source d’informations. Toutes ces informations assimilées par l’homme influencent fortement son regard sur le monde. Alors la question que je me pose est la suivante : à quel point l’opinion que nous portons à un sujet est réellement la nôtre ?

En fait, ce qui m’inquiète, c’est le fait que trop de gens accordent une importance quasi totalitaire aux médias d’information, pour se forger un jugement, comme si les médias étaient la raison absolue. Trop souvent on a tendance à oublier que toutes informations qui ne relèvent pas de nos expérimentations personnelles sont teintées du jugement de quelqu’un d’autre. Même les médias sensés transmettre de l’information de façons objective arborent un point de vue particulier.

Certes, à défaut de ne pouvoir vérifier par nous même si ce qui est dit dans les médias colle réellement aux faits, on ne peut faire autrement que d’y adhérer aux meilleurs de nos connaissances. Voilà pourquoi je considère que notre perception de la réalité est beaucoup plus celle des autres, voire celles des médias. La solution que je propose : se fier à notre jugement critique et diversifier nos sources.

 

LA média maniaque

La définition de l’aura dans l’art cinématographique de nos jours

Depuis bien des siècles, on considère l’art comme un culte qui est profitable pour les artistes et pour un public restreint. Mais cela a changé du tout au tout avec l’arrivée de l’art industriel qui a bouleversé notre perception de l’art. En effet, l’art est désormais accessible aux masses et peut être facilement reproductible, ce qui remet en question la notion de l’aura (le « ici et maintenant » d’une oeuvre d’art) du philosophe W. Benjamin. Au cinéma, le rituel auquel on se prêtait était de se rendre dans une salle de cinéma pour profiter d’une qualité optimale du son et de l’image. Aujourd’hui, avec Internet, on peut regarder ces films en un clic, tout simplement en les téléchargeant ou en les visionnant en streaming. Cela revient explicitement à la reproductibilité technique de l’oeuvre d’art de Benjamin et sur son accessibilité aux masses. 

Mais, à ce sujet, on pourrait se poser la question: Pourquoi télécharger sur Internet au lieu de profiter de l’aura d’une salle de cinéma?

La plupart des gens pourront évidemment vous répondre: « Parce que c’est gratuit! ». Dans une société où l’argent est roi et qu’il aurait presque plus de valeur qu’un être humain, il est évident qu’il est plus tentant d’aller chercher gratuitement un film sur Internet plutôt que de gaspiller son argent à aller au cinéma. D’ailleurs, avec les nouvelles technologies, il est possible depuis plusieurs années de créer son propre cinéma chez soi. Deux baffes sonores, une grande télévision écran plat, un canapé moelleux et du pop-corn permettent de créer ce que l’on appelle le « Home-Cinéma ».

Et l’aura dans tout cela? 

Dans un cas comme celui-ci, je partage mon opinion à celui de Benjamin sur le fait que l’on assiste à une perte de l’aura à cause de l’accessibilité trop facile sur Internet. Mais selon moi, pour que la population profite pleinement de l’aura d’une salle de cinéma, il faut se questionner sur le fait que le cinéma ne soit principalement devenu plus un art pour faire de l’art, mais un art commercial. En effet, les places de cinéma de nos jours sont de plus en plus chers et amènent la population à se désintéresser à participer à ce rituel. C’est principalement à cause de cela que l’on soit tenté à mon avis d’utiliser Internet pour regarder des films. Si l’aura contribue en ce sens à une activité commerciale, pourrait-on dire qu’il y aurait encore une aura?

Si vous voulez participer à ce débat, je vous invite pleinement à laisser des commentaires. 

LE média maniaque

« Il y a trop d’images » de Bernard Émond

Bonjour cher lecteurs et lectrices

Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’un livre, qui à mon avis,  pourrait apporter diverses discussions pertinentes en lien avec le contenu du cours tout en vous partageant brièvement mon opinion face aux propos de celui-ci.

Il s’agit d’un recueil de textes écrits entre 1993 et 2010, par Bernand Émond, un cinéaste québécois. Dans ce recueil intitulé « Il y a trop d’images », on retrouve des réflexions sur les divers médias qui nous bombardent constamment d’images futiles.

Tout d’abord,  dans l’un de ses textes, Bernard Émond déplore le fait que les médias organisent leurs contenus en fonction de la volonté populaire, et non leur responsabilité pédagogique. En effet, les médias accordent davantage d’importance à ce que les gens ont envie de voir (ex. : les évènements entourant la mort de Nelson Mandela) qu’à des faits d’actualité réellement importants (ex. : Conflit politique en Syrie) et tout cela dans un seul but, celui de faire grimper les cotes d’écoute. Personnellement, je suis du même avis que M. Émond, mais j’ajouterais également à cette critique, que les médias profitent de certains événements malheureux (Ex. : Tragédie du Lac Mégantic), pour en faire un évènement médiatique exagéré et je pousserais même cela jusqu’à dire que certains s’en servent comme publicité. Le fait que les médias organisent leurs contenus de diffusion de la sorte crée une société de consommateur ignorant plutôt qu’une société de citoyen responsable.

Dans un autre texte, M. Émond fait une critique sur l’importance qu’accordent les médias d’informations, à l’opinion populaire. Il déplore le fait que les téléjournaux, les sites internet, les radios, les journaux, etc. donnent exagérément le droit de parole à « monsieur et madame tout le monde » puisque cela occasionne souvent des commentaires impertinents de personne mal informée, plutôt que des opinons justes et fondés. Pour ma part, je suis amplement d’accord avec ces propos et j’estime que ce genre de tribune ouverte n’a pas leur place dans des médias censés émettre des informations véridiques et sérieuses.

Voilà seulement deux des nombreux sujets abordés dans ce recueil. Même si je ne suis pas toujours totalement en accord avec l’opinion de M. Émond, je considère que celui-ci apporte des réflexions intéressantes sur différents sujets touchant de près ou de loin le monde des médias. Je développerai peut-être davantage mon opinion sur ces deux sujets dans un article à venir. D’ici là, je vous invite fortement à jeter un petit coup d’œil à ce livre.

LA média maniaque

Le « média maniaque »

Dans cet article, je vais me présenter comme étant le second administrateur de ce blogue, tout en présentant mon lien avec les médias.

Lorsque j’étais plus jeune, je regardais la télévision sans forcément me rendre compte qu’il s’agissait d’un domaine fort intéressant à analyser. Je m’intéressait plus particulièrement aux chaines musicales car elles passaient des clips vidéos actuelles en boucle, et je pouvais les comparer avec des clips vidéos d’autres générations. J’ai ensuite commencé à regarder différents genres de films pour me divertir et j’étais particulièrement impressionné par la capacité des réalisateurs à raconter une histoire de telle façon qu’on peut ressentir des émotions. C’est à ce moment-ci que j’ai réellement commencé à m’intéresser au domaine des médias. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je me suis dirigé dans le domaine du cinéma comme orientation au lycée. Ceci a été une révélation pour moi car j’ai tout de suite su que je voulais en faire un métier pour l’avenir.

J’ai appris à analyser des films et à les apprécier d’un oeil nouveau puisque je ne me contentais plus de les regarder pour me divertir, mais j’essayais de déceler des doubles sens. C’est grâce à cela que j’ai pu scénariser et réaliser des films qui me correspondent. J’accorde un intérêt particulier pour les films qui apportent, ou qui ont apporté quelque chose de nouveau dans le domaine du cinéma.

C’est en arrivant au Cégep que j’ai pu pleinement m’épanouir dans le domaine cinématographique car j’ai pu me construire mes goûts en matière de films, et mes intérêts en tant que réalisateur apprenti.

J’aime d’ailleurs me baser sur les séries télévisées pour construire une histoire car elles ont la capacité de faire rebondir l’action afin que le télé-spectateur reste constamment captivé par l’histoire afin qu’il ne change pas de chaîne.

Je commence désormais à m’intéresser au domaine de l’actualité, et sur l’influence des médias sur l’opinion publique puisqu’il est important selon moi d’analyser l’information qui nous est fourni sur les plateformes internet et télévisuelles pour se construire une opinion juste et objective d’une situation. Cela pourra d’ailleurs m’aider à faire des films plus recherchés et plus pertinents. J’accorde d’ailleurs beaucoup d’importance au domaine de la publicité et des stratégies qu’ils utilisent pour faire vendre un produit à leur consommateur. Les publicités ont en effet, fait partie de nos vies depuis que l’on est petit, que ce soit par la télévision, les pancartes publicitaires ou encore par le papier journal et on est constamment influencé par cela. Le but est de savoir comment arrivent-elles à leur fin pour nous manipuler et nous pousser à consommer.

Vous l’aurez compris, je porte un intérêt bien particulier aux médias télévisuels. Il s’agit de la plateforme qui m’unit le plus au monde médiatique. Un monde que j’espère en apprendre davantage par la suite.

Je vous souhaite donc à tous la bienvenue sur le blogue des « médias maniaques ».

La  »média maniaque »

Comme premier article, voici une courte présentation de moi et de ma relation avec le monde médiatique.

Lorsque j’étais jeune, je rêvais d’être actrice et/ou animatrice. J’adorais faire des niaiseries devant la caméra, faire des spectacles et interviewer les gens de ma famille. Sans même le savoir, indirectement, le monde des médias m’inspirait et m’amusait déjà.

C’est au secondaire que mon intérêt pour les divers médias s’est vraiment concrétisé. J’ai fait parti de la radio étudiante et du journal étudiant pendant de nombreuses années. Ce qui me plaisait le plus dans ces deux activités, c’était l’aspect communicationnel. J’ai toujours aimé donner mon opinion alors j’ai profité de ces deux belles tribunes pour m’exprimer.

Quelques années plus tard, le média qui a pris le plus de place dans ma vie est le cinéma. J’ai vite compris que faire des films pouvait me permettre de transmettre un point de vue, de façon détournée, mais tout aussi efficace, et ce, en utilisant ma créativité. C’est ce qui m’a poussée à aller étudier en cinéma au CÉGEP.

Je dois avouer que je n’étais pas tellement cinéphile jusqu’au jour où j’ai appris à décortiquer les films. Je ne me considère pas experte dans l’analyse cinématographique, loin de là, mais désormais lorsque j’écoute un film, je ne me contente plus d’être seulement divertie, je veux comprendre la connotation des éléments et le message derrière l’histoire.

En ce qui concerne les médias d’information, comme toute bonne citoyenne, j’aime être au courant de l’actualité. Je regarde donc le téléjournal et lis la presse. J’essaye cependant d’être bien informée et de diversifier mes sources avant de me faire une opinion sur tel ou tel sujet.

Voilà en bref, les liens qui unissent ma personne au monde des médias, un monde sournois, mais tellement captivant.

Cher lecteurs et lectrices

Bienvenue sur le blogue des médias maniaques.

Qui sont les médias maniaques ?  Tous simplement deux étudiants au baccalauréat en création numérique,  passionnés par tout ce qui touche le monde du multimédia.

De quoi traitera ce blogue ? De divers sujets touchant de près ou de loin le monde des médias tels que le cinéma, la télévision, les journaux, etc.

À qui s’adresse ce blogue ? À tous ceux et celles qui ont envie d’en apprendre sur le monde médiatique, à ceux et celles qui ont envie de partager leur opinion, ou tout simplement, à ceux et celles qui veulent se divertir en lisant les articles de deux blogueurs passionnés.

En espérant que notre blogue vous plaise,

Amicalement, vos média maniaques