le rôle des médias concernant l’estime de soi

 

En lisant les différents articles de mes collègues de classe, un d’entre eux a spécialement attiré mon attention. En effet, l’article «Quand la séduction par l’image n’a plus de limites» écrit par les Media-T!C, qui traite des nombreuses retouches effectuées sur les photographies de magazines, m’a beaucoup intéressée. L’aspect de cet article qui m’a fait réagir et m’a donné envie de m’exprimer réside dans la question suivante : à quel point ces pratiques ont-elles une influence sur l’estime personnelle des jeunes femmes?

Selon les Media-T!c, le fait que les médias falsifient constamment les images afin de se reprocher le plus possible de la perfection, peut exercer une énorme pression sur les jeunes femmes. Je les cite :

« […] plus de jeunes filles tombent dans une recherche de la perfection à tout prix allant jusqu’à mettre leurs vies en danger à travers, le plus souvent, de sévères troubles alimentaires afin d’être la plus mince possible. »

En effet, les photos retouchées sont présentes partout et agissent à titre de référence corporelle pour bien des jeunes femmes. C’est d’ailleurs prouvé, les femmes ayant une basse estime d’eux ont davantage tendance à se comparer aux «Femmes parfaites» proposées par les médias et oublient souvent que ces images n’ont rien d’authentique, ce qui peut effectivement mener à des troubles de santé telle que l’anorexie, la boulimie, etc. Ceci étant dit, il n’y a pas que les médias qui influencent l’image qu’on se fait de soi. Selon moi, nos relations interpersonnelles y sont pour beaucoup. J’aimerais donc réagir au passage de l’article des Média-T!c qui est le suivant :

« Et face à tout ça, je repense à quand j’étais petite fille et que je trouvais la célèbre poupée Barbie magnifique, toute mince, des grands yeux, des jambes interminables ; parfaite pour l’enfant que j’étais. Et que, plus tard, j’ai appris qu’à échelle humaine, Barbie a des proportions telles qu’elle ne pourrait même pas se tenir debout… Comme quoi, encore pire que les retouches photos, on met dans les mains des enfants des poupées qui présentent déjà une image falsifiée de la réalité. »

Je comprends très bien cette réflexion et je suis même quelque peu d’accord avec celle-ci. Cependant, associer le manque d’estime d’une jeune adolescente à la poupée Barbie est, à mon humble, une façon un peu facile de se déculpabiliser en rejetant tout le blâme sur l’industrie et les médias. Ce que je veux dire par là c’est que bien des choses, tel que le comportement des parents, peut avoir une influence beaucoup plus considérable qu’une simple poupée disproportionnée, sur la confiance en soi d’une jeune fille. C’est dès leur tout jeune âge que nous devrions éduquer les jeunes filles sur leur beauté, ou devrais-je dire, leur santé. Ce n’est pas en disant des trucs du genre : « Ah j’suis laide aujourd’hui », ou encore, « Ah m’semble que Manon à pris du poids », qu’on va apprendre à nos jeunes filles à, non seulement accepter leurs corps comme il est, mais également, à ne pas juger les gens ayant un physique différent du leur. Quitte à être cliché, je terminerais mon article en disant que la beauté, c’est beaucoup plus qu’une question de physique. Lorsque toutes les jeunes filles auront compris cela, l’image « photoshopé » d’Angelina Jolie n’aura plus aucun effet sur eux.

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LA média maniaque

La femme objet : Est-ce encore d’actualité aujourd’hui?

Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur un point important du dernier blog publié de « Les médias qu’on teste et conteste » concernant les vidéos clips en 2014 et sur le rôle de la femme dans tout cela.

Après une lutte acharnée pour que la femme ait les mêmes droits que les hommes et pour que l’on assiste à son émancipation, on peut enfin dire que la femme est égale à l’homme sur tous les domaines. Mais, après avoir visionné bon nombre de clips vidéos qui passent à la télévision à toute heure, je remet explicitement en question cette affirmation. On peut s’apercevoir que l’on prône énormément les atouts féminins pour faire vendre les disques. En effet, l’exemple le plus fragrant concerne les clips de raps américains : On peut voir que les chanteurs sont pleinement entourées de jeunes femmes à moitié nues qui pratiquent le nouveau « buzz » du web, le Twerk. 

D’ailleurs, pour ceux qui ne le savent pas, le Twerk est une danse qui consiste à bouger son popotin et qui invite explicitement à l’acte sexuel. On pourrait penser qu’il s’agit encore d’une mode de danse qui passera son chemin comme la Tektonik à son époque, mais le Twerk serait selon moi une danse qui inciterait les femmes à simuler ouvertement l’acte sexuel sans avoir besoin de se dénuder. Cela me consterne d’ailleurs de voir tant de vidéos de la sorte montrant des femmes, voire de très jeunes femmes, pratiquer ce genre d’activités dans une tenue moulante. 

En visionnant cela, peut-on considérer que la femme soit respectée de nos jours? Je ne pense pas que ce soit le cas. La femme tiendrait plutôt un rôle de désir sexuel, comme on peut explicitement le voir dans le film La leçon de piano de Jane Campion où le personnage principal se retrouve soumise à deux hommes assoifés de chair féminine. Dans ce film, le rôle de la femme en objet sexuel est assez subtile, mais avec toutes les images qui passent aujourd’hui sur nos écrans de télévision et d’ordinateur, on peut voir que l’on ne se cache plus de représenter la femme de la sorte. 

Qu’en pensez-vous?

LE média-maniaque

Une journée dans le monde du narcissisme, de l’individualisme et de l’hédonisme

La matière du cours dernier portait sur l’hédonisme et l’individualisme dans la culture de masse postmoderne. J’étais très enthousiasmée par le fait d’aborder ce sujet en classe, car depuis quelque temps, j’observe des exemples concrets de ce phénomène. Pour illustrer mon point de vue, j’ai envie de vous transporter dans le quotidien d’une jeune femme de 20ans (quotidien qui pourrait très bien être le mien, et peut-être même du votre)______________________________________________________________________________________________________________

VENDREDI

6h du matin   

Mon cadran sonne. Mon premier réflexe en entrouvrant les yeux : agripper mon cellulaire et aller voir ce qui s’est passé de bon sur Facebook cette nuit. Entre la dernière fois que je suis allée (hier soir à 23h45) et maintenant, il s’est probablement passé PLEINS de choses intéressantes *sarcasme*. En faisant défiler mon fil d’actualité Facebook, je tombe sur le «selfie» quotidien de Sophie. Bin quoi ? Avoir un album qui s’intitule «Me, myself and I», y’a rien de narcissique là-dedans voyons * double sarcasme*. Des fois j’ai envie de lui dire : « Voyons Sophie, as-tu peur que les gens oublient à quoi elle ressemble? », mais ça ne servirait à rien, alors contrairement aux 74 personnes qui ont «Liker» sa photo, moi, je passe mon chemin.

 

8h00   

Je rentre dans la station de métro. Un itinérant me tend la main pour me réclamer quelques sous. Je passe à ses côtés comme s’il n’existait pas. Une fois dans le métro, je mets mes écouteurs afin de rentrer dans ma bulle. Une fille d’environ mon âge est postée juste à côté de moi. Le groupe de musique sur son gilet est le même que celui qui joue dans mes oreilles. Je suis certaine qu’on pourrait bien s’entendre. Cependant, je n’aborderai pas la conversation. Je vais rester là, isolée, dans le confort de ma petite bulle. Nous sommes des centaines dans ce métro et pourtant, je suis persuadée que chacun d’entre nous ne s’est jamais senti aussi seul.

 

14h  

Je viens de recevoir la note d’un gros examen que j’ai fait la semaine dernière. J’ai eu 96%, je suis trop contente. Je m’empresse de me prendre en photo avec cette note et de la mettre sur Instagram, pour que tout le monde voie à quel point je suis bonne à l’école : « Yeah, 96% dans mon test de bio, j’suis trop forte #fière #bio #udem #like4like #follow4follow ». J’ai aussi reçu la note de mon test de Chimie. Bon d’accord… j’ai seulement eu 68%, mais ça, les gens ne sont pas obligés de le savoir. L’avantage (ou le désavantage) des réseaux sociaux, c’est que tu peux projeter l’image que tu veux de toi. Ta vie devient alors un spectacle que tu as l’opportunité de mettre en scène comme tu désir, quitte à ce que ça ne représente pas du tout ta réalité.

14h10

Je vais voir si j’ai eu des «likes» sur ma photo Instagram.

14h20

Je retourne voir si j’ai eu des «likes» sur ma photo Instagram.

 

1h45

Je suis dans un club. Moi et mon amie avons décidé de sortir pour prendre des nouvelles l’une de l’autre. Nous buvons, nous dansons, nous flirtons, bref, nous faisons tout… sauf prendre des nouvelles l’une de l’autre. Mais de toute façon, même si on aurait vraiment voulu parler, c’est pratiquement impossible avec la musique qu’il y a ici.

 

2h15

J’en ai marre de cette musique et de ces gens, je me pousse. À la sortie du club, un gars ayant visiblement trop bu m’aborde de façons complètement vulgaires. Il m’invite à visiter son appartement, si vous voyez ce que je veux dire. Bien évidemment, je l’envoie promener *pour utiliser un terme poli*. Celui-ci me répond alors de façon nonchalante :

« C’est ça l’amour moderne bébé, faudra tu t’y fasses. Bienvenue à l’époque d’la consommation rapide. Ici, on tombe pas en amour, on tombe en séduction le temps d’une nuit. La chasse est constamment ouverte pis y’a pas d’quotas. C’est l’buffet à volonté, l’hédonisme à l’état pur quoi.»

Je feins de ne pas l’écouter et je rentre dans mon taxi.

 

3h30

Je suis couchée dans mon lit. Je réfléchis à ma journée, à mon attitude et à celle des gens que j’ai croisés.  J’en tire une conclusion très peu poussée : le narcissisme, l’individualisme et l’hédonisme feront toujours partie de notre société.

Avant de fermer l’œil, j’écris cette réflexion sur «twitter».

 

LA média maniaque

Quand le contrôle est à nous

Cette semaine, je voudrais revenir sur l’un des articles que j’ai pu lire sur le blog des « Tontons Blogueurs ». Cet article pose une question très pertinente sur la transmission de nos pulsions les plus prohibées sur une autre réalité. Dans l’exemple de l’article en question, il s’agirait d’un jeu vidéo nommé GTA.

Cela m’amène ainsi à me demander si les jeux vidéos nous donneraient en quelque sorte l’occasion de défouler tout ce qu’on ne peut pas faire dans la véritable réalité. Si on prend l’exemple des jeux de simulations de vie, tels que GTA ou les jeux de zombies, on peut voir que les personnes prennent un malin plaisir à vivre dans le danger et dans l’illégalité.

Les jeux vidéos permettent en effet de se créer une autre réalité où l’on peut contrôler pleinement notre vie. Dans le langage Freudien, il s’agirait de l’endroit où le « ça » s’épanouirait, c’est-à-dire nos pulsions censurées par les deux autres instances du « moi ». Je peux d’ailleurs constater que plusieurs personnes préfèrent rester dans leur bulle privée (c’est-à-dire chez soi) à jouer aux jeux vidéos plutôt que de profiter de la vraie vie.

Tout cela pour dire que je suis assez d’accord avec ce point de vue, puisque je dirais les jeux vidéos mettant en scène des simulations de vie seraient le seul moyen pour nous de dégager nos pulsions refoulées. Chose que l’on ne peut absolument pas faire en contemplant un film ou une série. Je pense d’ailleurs que c’est pour cela que nous aimons tant le jeu Grand Theft Auto. Ce jeu permet de repousser nos limites sur la violence et de « fantasmer » sur ce qui ne sera finalement pas réalisable dans la vraie vie, heureusement pour nous.

Je serai d’ailleurs très intéressé de savoir votre opinion sur la question.

LE média maniaque